Asie, Japon, Voyages

4 jours à Tokyo

quartier Shinjuku Tokyo Japon

23 arrondissements, 13 millions d’habitants, la plus grande gare du monde, arriver à Tokyo c’est un peu se prendre une claque… Tokyo, une des plus grandes mégapoles du monde : à la fois fascinante et bouillonnante. C’est ici que nous avons débuté notre périple au Japon. Comment la visiter ? Difficile à raconter tellement il y a à faire. Alors au lieu de faire un récit par quartier (plein de chouettes guides et blogs se chargent de cette approche) je vais tout simplement raconter ce qu’on a fait…

Jour 1 : Lost in Tokyo

A peine arrivés et franchement bien décalqués, nous nous sommes perdus dans le dédale des trains… Pas de bol car c’est la seule et unique fois où nous avons lutté niveau transport au Japon. Il faut dire que les 12 heures d’avion nous ont un peu tués. Sacs sur le dos, on sort enfin à la bonne station en direction de notre appartement trouvé dans AirBnB et là bim ! Ca clignote de partout ! Nous avons choisi de dormir dans le quartier de Shinjuku pour plusieurs raisons : déjà parce que le quartier fourmille de restaurants ; c’est là que se trouve la grande gare de Tokyo pour nous permettre de bouger facilement ; et parce qu’il est surtout à voir la nuit. Récupération des clés digne d’une chasse au trésor, découverte de notre première salle de bain japonaise, dîner coréen et au lit !

Shinjuku nuit tokyo

 

Jour 2 : Shinjuku, Ueno et Asakusa

De bon matin, on part à l’assaut de Shinjuku, (et surtout d’un café). Néons, la musique à fond, des vidéos, écrans géants, nous découvrons ce quartier qui peut provoquer une crise à un épileptique ! On tombe un peu par hasard sur Omoide Yokocho : les petits ruelles sombres et ses odeurs de yakitoris. Trop photogénique !

Omoide Yokocho Tokyo Japon

Omoide Yokocho

Omoide Yokocho visiter Tokyo Japon

Omoide Yokocho

Joyeux comme des pinsons par cette première découverte, on décide de commencer l’exploration par le quartier d’Ueno. On déjeune de brochettes – qualifiées de déguelasses par le chéri – dans le parc Ueno-koen, au bord d’un lac remplit de nénuphars. Quartier et moment nature loin de la folie de Shinjuku.

Comme il fait super bon et que nous sommes en pleine forme, on poursuit la visite jusqu’au super quartier Asakusa. Plutôt tranquille et authentique même si il y a beaucoup de touristes, j’ai vraiment beaucoup aimé ce quartier. A peine arrivés au temple Senjo-ji, les immenses portes de l’édifice se ferment devant nous. Tant pis pour la visite, on va se consoler dans notre lieu favori : le bar ! Avec notre bière et quelques sashimis commandés, un monsieur essaie de nous faire la conversation. Génial : premier contact avec un local ! Manque de bol, il baragouine que quelques pauvres mots d’anglais et nous finirons de communiquer par des mouvements de tête.

temple Senjo-ji tokyo pagode

temple Senjo-ji tokyo

temple Senjo-ji tokyo

Mais la journée n’est pas terminée ! Retour dans le quartier de Shinjuku, alias « notre maison » pour une nouvelle claque de néons. Je voulais absolument voir le soi-disant photogénique Golden Gai de nuit (grosse déception et plutôt glauque). Puis on englouti un ramen pimenté à en pleurer.

 

Jour 3 : Shibuya, Meiji-jingu

Journée d’exploration du quartier de Shibuya et on commence par le très beau parc : Meiji-jingu. Peut-être un des plus grands et plus beaux de la ville ! J’ai adoré cette visite, le parc, les immenses portes de bois (tori) et la première approche de la culture shintoïste.

temple meiji-jingu tokyo

Le balayeur de Tokyo ⛩#tokyo

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J’ai vraiment adoré le Meiji-jingu, mais je suis déçue par l’immense passage piéton qui a rendu ce quartier si célèbre. Il pleut et le seul moyen pour apercevoir le fameux passage est d’aller au Starbuck Café ou au niveau de la gare. A mon goût trop de monde et rien de foufou hormis ces boutiques de luxe. Un peu crevés et trempés nous rentrons à l’appartement et vivons un joli tremblement de terre affalés dans notre canapé. Ca c’était fou !

Shibuya 

Le tremblement de terre déchaîne les esprits et les éléments : soirée de la loose : on enchaîne 3 refus de restaurants, le tout en courant sous la pluie quand enfin, on trouve un resto enfumé. Je garde une aigre pensée à cette femme mais que je qualifie de vieille vu qu’elle est c**** qui nous a reçu sur le pas de la porte, une carte en japonais à la main, bien décidée à ne pas nous accueillir dans son établissement…

 

Jour 4 : Palais impérial, Akihabara

Quatrième et dernière journée à Tokyo. On prend le rythme bien détendu de touristes amoureux, grasse matinée, brunch, on traine avant d’arriver au Palais Impérial. On m’avait prévenu, c’est pas génial. Entouré de hauts immeubles c’est un quartier assez froid. Décidément, je préfère les quartiers un peu plus fouillis.

Dans l’après-midi, c’est direction Akihabara, le fameux quartier geek ! Ici, je découvre les mangas, véritable passion de mon homme, et de la coquinerie des japonais ! En effet, sous leurs airs bien polis, on découvre vite une multitude de mangas érotiques et de sex-shops. D’ailleurs c’est un peu la sortie des jap’ : j’ai visité un sexshop cage-à-lapin sur 7 étages véritablement bondé. Hormis les mangas et les sexshops, on trouve sur Chuo Dori Boulevard des grands magasins d’électronique, des magasins de figurines ou de robots vintages le tout baigné entouré de musique à fond ! Hyper dépaysant.

Dernier soir à Tokyo

Nous sommes en manque de (bon) vin alors Guillaume nous trouve, via son meilleur ami Google Avis, THE bar à vin : Bar Violet... Visiter Tokyo ou le Japon sans boire du vin, c’est impossible, en tout cas pour nous. Mais à l’adresse indiquée on ne trouve  qu’un groupe de personnes qui attendent devant un ascenseur. Etrange… L’idée que cet établissement a fermé commence à germer dans ma tête et je regrette presque d’avoir sorti la robe et les talons. On cherche puis on décide à prendre nous aussi l’ascenseur. C’est alors qu’on comprend que chaque étage donne accès à un établissement différent, gain de place dans la mégapole oblige… Du coup 7 ou 8 établissements se situent à la même adresse. On s’arrête dans un pub irlandais, un bar karaoké, un restaurant de sushi, puis, au Bar Violet. C’est hyper sombre et il n’y a presque personne. Un monsieur nous indique un petit couloir, je me dis qu’on va se faire accueillir par un groupe de yakuza mais nous sommes accueillis dans un petit bar absolument génial. Sur 8 bouteilles de vin rouge proposées 6 sont françaises (sourire de fierté).