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J’ai testé le pole dance avec des prostituées

Pole dance et néoprène… anecdotes de vie au Cap Vert

 

Je suis partie au Cap Vert pour apprendre le kitesurf ; la fleur au fusil, pensant qu’un stage intensif ferait de moi une déesse des vagues et que, même si j’allais beaucoup tomber, j’y arriverai. J’aime croire en mes capacités extraordinaires d’adaptation…

Un voyage, même avec l’UCPA, ne se résume pas à une activité. C’est des rencontres, des histoires, des chemins que l’on croise et qui façonnent l’impression du séjour. A bien regarder mes collègues kiteurs chuter, à analyser notre vie sur l’île avec ou sans caïpirinha, j’ai ri. J’ai même beaucoup ri. Voici quelques anecdotes sur cette semaine à Santa Maria, sur l’île de Sal.

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J’ai testé le pole dance avec des prostituées

(sûrement plus des racoleuses mais ça sonne mieux pour un titre)

Avec mon joyeux groupe, nous projetions d’aller en boite de nuit. On me dit que ladite boite a une déco ultra kitch, très années 70, mais qu’il est trop tôt et qu’il y a personne. Peu importe, je monte seule au premier étage de l’établissement, juste pour voir… La petite salle est sombre et bruyante avec, effectivement, le parfum d’une boite de nuit qu’auraient pu fréquenter mes parents. De gros canapés en velours rouge (enfin bordeaux salace), des miroirs, un DJ derrière une vitre, et deux barres de pole dance. Il n’y a personne ou presque. Autour du bar, une dizaine de jeunes femmes très « courtement » vêtues s’arrêtent de discuter et me dévisagent de la tête au pied. J’analyse. 90 % des gens auraient fait demi-tour mais je décide de m’avancer vers elles et de m’installer contre le comptoir. Leurs premiers regards froids et amers s’estompent vite puis elles m’ignorent. J’essaie de faire comme elles : j’attends. Trois des filles vont autour de la barre et elles « révisent ». Elles s’expliquent une passe que je ne comprends pas, elles essaient chacune leur tour et se mettent à rire, je leur souris également. Au bout de quelques minutes, je m’approche d’une des filles et commence naturellement à lui parler de ce qu’elle fait. Je veux savoir depuis combien de temps elle danse, si c’est difficile… Je lui dis que je trouve ça super beau, qu’elles sont douées et que je suis jalouse de ne pas savoir aussi bien danser qu’elles. On passe un deal : je lui paie un verre et elle m’apprend. Monica, ma nouvelle copine à jupe léopard trop courte, est ok. On check. Elle rigole à la vue de mon jean et mes baskets mais elle aime bien mon dos nu, seul détail sexy de ma tenue. Je l’a fais rire par mon manque de grâce mais Monica continue de m’apprendre. J’oublie le temps et mes camarades, venus me chercher, me dévisagent en me voyant faire le singe autour de cette barre. Je tiens ma parole et offre un verre à Monica, quand je vois ses chaussures… Moi qui aime tant les talons hauts et qui suis en tongs depuis 5 jours consécutifs, ne peux me contenir. Mes pieds réclament de les essayer ! Nous voilà donc à nous échanger nos chaussures… Mon petit 36 se perd dans son 39, et je ne peux marcher sans me tordre une cheville… Elle ne tente même pas d’enfiler mes chaudes mais moches chaussures. Les clients commencent à arriver et je comprends qu’elle doit aller travailler. Avant de la quitter, mes collègues prennent un verre et on commande même une danse-surprise pour un des hommes du groupe… J’ai vraiment du boulot avant d’avoir son niveau.

Voici donc comment, en 30 minutes, je me suis faite copine avec une racoleuse (parce qu’au fond, je ne sais pas bien quel était le job de ces filles à part faire boire) et comment j’ai essayé le pole dance…

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Les kiteurs se baladent nus

Non je plaisante… enfin presque.

Après les séances de kite, j’ai remarqué plusieurs hommes se promener dans une sorte de grande djellaba en coton avec capuche. Alors je questionne : c’est quoi ?

– C’est tout simplement pour enlever tranquillement notre combinaison mouillée et se promener au sec…

– Oui, mais moi quand j’enlève ma combi devant tout le monde, j’ai un maillot en dessous, donc pourquoi ?

– Ben parce que nous, on a rien en dessous…

Ca m’a fait le même effet que lorsque j’ai appris que le Père Noël n’existait pas ! Un miroir brisé. Je savais par exemple que les messieurs aiment se balader nus sous un jogging pour qu’ils ne se sentent pas trop « serrés » (grosse blague, vous pensez qu’un soutif ça ne serre pas ?) mais sous une combi ?! Et oui… Et depuis, je regardais les kiteurs sous un autre œil. Attention, tous ne sont pas nus, mais beaucoup. J’ai alors fait une petite analyse de fashion-modasse sur le spot est c’était très intéressant. Pour avoir du style le kiteur, enfile donc une combi qui va un peu trop lui mouler son petit paquet… Et puis l’eau est un peu froide, c’est pas de leur faute… Alors ils mettent un long short de bain par dessus. Ce short ne sert à rien mais c’est cool… Wesh ! Par déduction et observation, ceux qui ne portent pas de short dessus, ont un maillot dessous…

…Et il parait que c’est nous, les femmes, qui prêtons attention à notre allure ?! Je peux vous assurer que j’ai rien de sexy en combi, gilet de sauvetage, casque, harnais et pieds rouges.

Défis et jeux de mots

En expliquant que j’étais blogueuse, mon joyeux groupe m’a lancé un défi : placer certains mots dans mes articles. Je suis donc rentrée en France avec une petite liste de mots et expressions à glisser pour eux… Une petite private joke, que j’ai assidûment relevée en plaçant deux mots déjà. Un petit jeu pour leur dire que j’ai passé un super moment avec eux et qu’ils ont contribué au bon déroulement et à la joie de ce séjour.

 


 

D’autres articles sur le Cap Vert

IMG_9832  J’ai décidé de partir au Cap Vert et d’apprendre le kitesurf

A presque 30 ans, j’avais la folle envie de m’essayer au kitesurf. Je voulais faire quelque chose de nouveau, m’obligeant à sortir de ma zone de confort, partir seule au soleil et essayer. J’ai ouvert mon ordinateur et en quelques minutes, c’était réglé. J’ai décidé de partir au Cap Vert pour apprendre le kitesurf. C’était un coup de tête incisif, une folle envie de casser ma routine, de rencontrer des gens, de m’accrocher à une belle aile mais en étant encadrée, où l’on me donne des cours de qualité. J’ai fait confiance à l’UCPA.

 

IMG_0544 copie12 raisons d’essayer le kitesurf

Les vrais riders vous diront qu’il n’y en a pas 12 mais 1000.
…12 c’est déjà bien.

  1. La première raison est simple, claire, naturelle, presque primitive… Il faut essayer le kite… pour les kiteurs ! Un pot-pourri de sexy, sympa et fun, saupoudré de testostérone… Ce serait beaucoup trop facile d