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J’ai décidé de partir au Cap Vert et d’apprendre le kitesurf

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Ce texte est publié sur le webzine So Busy Girls.

A presque 30 ans, j’avais la folle envie de m’essayer au kitesurf. Je voulais faire quelque chose de nouveau, m’obligeant à sortir de ma zone de confort, partir seule au soleil et essayer. J’ai ouvert mon ordinateur et en quelques minutes, c’était réglé. J’ai décidé de partir au Cap Vert pour apprendre le kitesurf. C’était un coup de tête incisif, une folle envie de casser ma routine, de rencontrer des gens, de m’accrocher à une belle aile mais en étant encadrée, où l’on me donne des cours de qualité. J’ai fait confiance à l’UCPA.

Je grimpe dans un avion et durant le trajet, j’ai malencontreusement renversé la moitié de mon verre d’eau sur les jambes du passager assis à ma gauche.
– Je suis vraiment désolée…
– Ce n’est pas grave, me répond le jeune homme dans un sourire poli mais un peu agacé.

J’effectue un court transit à Lisbonne avant de prendre mon nouvel avion direction l’île de Sal, quand je découvre que je suis de nouveau assise à côté du jeune homme.
– Oh non, pas elle ! me lance-t-il avec un large sourire.
– Je suis vraiment navrée pour tout à l’heure…
– Tu pars avec l’UCPA toi aussi ?

Et c’est tout simplement que la discussion fut lancée. Je n’aurais passé que 3 heures seule pendant mon voyage au Cap Vert. Avec mon nouveau compagnon de voyage, on rencontre le reste du petit groupe composé de 13 stagiaires, principalement des férus de kite, avec qui je vais passer ma semaine. Petit-déjeuner, briefing et présentation de l’équipe… Le ton est donné. Ici, c’est relax. Une petite communauté aux cheveux décolorés par le sel et le soleil, qui sont là pour taquiner le vent et jouer avec les vagues. Question météo, nous sommes servis : grand soleil et beaucoup de vent. Je découvre la plage simplement nommée KiteBeach et je comprends pourquoi Sal fait partie des « îles au Vent ». Une immense plage de sable blanc, entourée de dunes. Une lande pelée par les rafales, à la terre trop salée pour toute vie végétale et au dessus de l’eau bleu azur, des dizaines d’ailes multicolores.

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Le vent est fort, les vagues trop hautes, mon estomac se noue. Mon moniteur y va doucement. Revoir le montage des lignes, vérification des systèmes de sécurité, on prend notre temps et j’apprends à « jouer » avec la voile. La ressentir. Parce qu’à bien y réfléchir, c’est une idée un peu bizarre d’attacher notre corps à une énorme aile qui peut aisément t’envoyer faire un rodéo dans les dunes. J’ai le temps, c’est un séjour en mode intensif avec 10 demi-journées de formation.

Je pars à l’eau et commence la nage tractée. Je ne suis pas vraiment à l’aise mais je gère jusqu’au moment où je me fais surprendre par une vague ou par moi-même. Sûrement un peu fatiguée, j’ai un mauvais réflexe et m’agrippe fort à la barre qui me tracte hors de l’eau. Je rebondie lourdement sur la plage et impossible pour mes mains de lâcher cette barre qui me traîne encore plus, jusqu’à ce que mon moniteur m’attrape et me crie de lâcher. Ah ou,i c’est vrai… Je libère enfin mon étreinte irraisonnée avec ce bout de PVC de 45 cm, et enfin, la voile se pose naturellement. Je me sens bête, assise dans l’eau et pleine de sable, mais c’était une belle frayeur. J’arrête là pour la journée.

Les pieds dans le sable et un verre de caïpirina posé sur la table basse, le groupe débriefe sur la journée. On me remotive. Ce n’est pas facile le kite pour les débutants. Bien sûr, je ne veux pas rester sur un échec, mais je vais y aller doucement… Alors on me propose d’essayer le windsurf le lendemain et en cours privé pour m’amuser un peu. C’est aussi une première et j’aime beaucoup.

Mais je suis là pour le kite. Je me remets à l’eau mais ce n’est toujours pas ça.  J’ai peur. Comme quand un enfant a touché la porte du four et s’y est brulé, je n’ose plus tenir la barre. J’ai l’appréhension d’être tractée, de ne pas savoir gérer…  Alors je profite pleinement du spectacle et regarde mes nouveaux amis s’éclater dans les vagues. Les voir s’amuser ainsi semble si facile, si agréable, comme une liberté absolue. J’adore les regarder faire et finalement, je ne m’ennuie pas. Les moniteurs m’impressionnent. Ils sont patients, pédagogues, incroyablement doués et en plus, résolument beaux et sympas. Je suis officiellement le « boulet » du groupe mais un boulet qui a le sourire. Alors on me taquine mais on veut me voir réussir. On me pousse à réessayer, à mon rythme, quand je serai prête. Un jour.

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Au final, c’est une expérience extrêmement positive. J’ai aimé mon séjour. J’ai aimé partir seule, rencontrer ces gens formidables, faire de la ville de Santa Maria mon chez moi pour quelques jours. J’ai aimé nos soirées et nos petites habitudes. Rentrer de la plage cheveux au vent à l’arrière du pick-up, retrouver les copains à 19h30 dans la chambre M29 pour l’apéro. Savoir que la 2e rue est celle des bars et que les transats de chez Angelo sont parfaits pour une sieste. Alors oui, j’ai échoué sur le kite mais j’ai trouvé sur l’île de Sal ce que je cherchais : être tout simplement heureuse.

Je suis rentrée bronzée et satisfaite et sans la moindre culpabilité de vous le raconter  ;-)

 

Pour les curieux, voici l’offre UCPA que j’ai testé : KITESURF à Sal au Cap Vert

Où sont les supers transats d’Angulo ?

 

 

 

Ce voyage au Cap Vert est le fruit d’une collaboration avec l’UCPA. Les choix éditoriaux des articles qui font suite à ce voyage me reviennent librement.