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Faire le grand saut à Empuriabrava

 

Pour ceux qui me suivent sur les réseaux Instagram ou Facebook, vous savez sûrement que la semaine dernière, je suis partie pour un voyage de presse en Catalogne. Ce fut 4 jours d’aventures outdoor, de découvertes, de sport, de rencontres avec des journalistes et blogueurs formidables, le tout chapeauté par une organisatrice au top.

Pour notre dernier jour sur la Costa Brava, j’ai fait un truc de malade… Je me pensais trop peureuse pour y arriver, pas assez téméraire et pourtant, je l’ai fait : j’ai sauté en parachute !

On avait rendez-vous dans le plus grand centre de parachutisme en Europe : Skydive Empuriabrava, pour effectuer un saut en tandem. Notre groupe est divisé en deux et je fais partie du premier vol. Je rencontre Pipé, mon charmant moniteur qui essaie de me mettre en confiance et m’harnache. On a un brief sur les positions, le déroulement du saut, les codes et puis en piste, l’avion nous attend.

On monte en une quinzaine de minutes à plus de 4000 mètres d’altitude. Pipé vérifie pour la quinzième fois mes sangles (je le soupçonne d’en profiter au passage) puis il me fait signe de m’asseoir sur ses genoux… Petite note : quand on saut en parachute, on oublie « sa bulle » car on est ultra serré avec son moniteur. Heureusement le mien était très beau et m’a mise ne confiance, mais qu’en même, on devient super « proches » !

Pipé and me

Pipé and me ! Pas mal non ?

Je vois mes trois collègues sauter, je suis la dernière à passer et l’angoisse monte. On se met à la porte de l’avion, je respire profondément, à moitié en train de tomber dans les pommes et je me demande vraiment pourquoi je fais cela… Qu’est ce qui me prend de sauter dans le vide ? Pourquoi mourir ainsi ?

Je vais mourir

Je vais mourir

Et c’est parti ! Pipé nous jette dans le vide pour une chute libre de 50 secondes. Je suis à la fois pétrifiée et excitée, j’en oublie de respirer. Mon photographe s’approche et me fait reprendre mes esprits, me demande si ça va et je me rends compte que oui, ça va. J’ai l’impression de flotter dans les airs. La vitesse est si forte que j’ai du mal à respirer mais la sensation tellement exceptionnelle… Pipé fait quelques tours dans un sens, puis dans l’autre, en restant doux pour éviter de me donner la nausée (j’ai d’ailleurs bien fait de ne pas prendre un trop gros petit déjeuner !)

Puis je le vois consulter son altimètre de plus en plus souvent, il me fait signe de recroiser mes bras et il ouvre le parachute. L’arrêt est très brusque, j’ai l’impression de remonter. Tout se passe vite et l’ouverture de la voile se fait dans les nuages…

Alors j’ai le temps d’observer  un des plus beaux paysages jamais observé : la chaîne des Pyrénées qui se termine dans la mer Méditerranée avec la baie de Roses et les canaux d’Empuriabrava à mes pieds. J’ai adoré la sensation de voler tout en douceur après cette si puissante chute. Quatre minutes plus tard, le sol se rapproche dangereusement. Pipé me dit qu’il faudra qu’on courre ensemble à l’atterrissage… Je ne sais pas comment je m’y prends mais je rate complètement l’arrivée et m’écroule au sol avec Pipé sur mon dos. Ma cheville n’a pas beaucoup aimé cet atterrissage mouvementé…

… Je repense souvent à ce saut et je n’ai qu’une envie : le refaire ! Sauter une nouvelle fois, me reprendre ce shoot d’adrénaline, revivre ces sensations si exaltantes !

J’ai choisi de m’offrir la vidéo et les photos de mon saut. Je voulais présenter ici la vidéo mais finalement non : mon visage est complètement déformé avec la vitesse et j’assume pas du tout les volutes de peaux à la sharpei donc vous vous contenterez de quelques photos !

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