Afrique, Kenya, Voyages

Mésaventures à la kenyane !

J’ai très peu raconté sur mon voyage au Kenya et pourtant… Le pays est si riche, si beau, j’ai tellement de choses à vous montrer ! Alors cet été, je vais vous concocter plusieurs articles « flashback » et me replonger dans mes souvenirs… Direction le Kenya, l’Asie ou l’Europe ! Mais pas seulement car je m’envole dans quelques jours pour une île bien connue de Méditerranée avec des amies donc plein de nouvelles choses à vous montrer !

Mais commençons par une de nos plus grosses mésaventures en voyage, peut-être même la plus grosse : se faire voler ! On ne le dit jamais assez  : attention lorsque l’on est en voyage, on a une tête de touriste (et même pour les plus chevronnés des backpackers) ! Souvent on se fait repérer de loin sans même sans nous en rendre compte et si on ne joue pas la prudence, des mésaventures peuvent nous arriver.

diani

A peu près au milieu de notre séjour, nous avions établie notre campement sur la côte sud du Kenya, en dessous de Mombassa, du côté de Diani. Ici, il y a beaucoup de gros hôtels type Resorts où peu de touristes sortent pour regarder un peu le pays. Nous étions en mode « gros routard » et hors de question de dépenser autant pour aller dans un de ces hôtels. Surtout que nous étions avec des amis qui avaient une location car ils résidaient depuis plusieurs mois dans le pays.

Nous nous étions donc installés dans un petit bungalow aux murs blancs et au toit de feuilles palmiers, on avait cuisine et commodités communes, on connaissait le « meilleur » wc (c’est-à-dire celui avec de la pression 😉 ) et tous les matins un monsieur passait avec son vélo nous vendre quelques fruits et légumes, bref, un peu comme à la maison !

Mais on soir, alors que nous rentrions d’une grosse journée de volontariat, nous retrouvons le bungalow avec un nouveau cadenas… On passe quelques minutes a essayé de comprendre ce qu’il se passe, puis le gardien nous explique que ce matin, en faisant sa ronde,  il a trouvé la cabane ouverte alors il l’a fermée avec ce nouveau cadenas. En pénétrant dedans c’est la révolution : nos affaires sont éparpillées par terre, nos sacs vidés. Très vite je m’aperçoit qu’il manque mon appareil photo numérique mais ils ont laissé mon objectif 80-200mm. Puis, je ne retrouve ni mon ipod ni mon téléphone portable. Par chance, ils n’ont pas trouvé les 250 euros en liquide que l’on avait tout simplement rangé dans un tiroir.

Là c’est un peu la panique. On est énervé contre tout le monde. Bien sûr contre les voleurs mais surtout contre nous de n’avoir pas été assez prudents ! Là où les choses se compliquent c’est que l’on décide de rejoindre le poste de police le plus proche pour faire une déclaration et essayer de récupérer quelques choses de l’assurance. Le poste de police est un sketch à lui seul. C’est « polé-polé » comme on dit là-bas (pas trop trop vite hein !) ! On trouve des officiers qui discutent et au bout de plusieurs minutes nous adresse enfin la parole. Là un monsieur vraiment endormi se charge de nous et se met à écrire longuement dans un cahier (finalement je n’ai aucune idée de ce qu’il a noté !) Il nous fixe un rendez-vous le lendemain à 12 heures.

Bien évidement le lendemain à 12 heures personne n’est là.  On attend, on attend et c’est à 15 heures que nous le voyons revenir (finalement il est cool le quart d’heure toulousain). Il nous repose exactement les même questions, note toujours des trucs bizarres, finalement on se dit qu’on perd bien du temps car nous nous doutons que notre assurance ne fonctionnera pas. Il nous dit que dans quelques jours il nous déposera une attestation que l’on pourra présenter à notre assurance… Et nous l’avons reçue ! Elle est tellement drôle que je la garde bien précieusement dans ma « boite à souvenirs de voyages ». Une enveloppe déjà déchirée avec une liste à l’arrière (peut-être des courses ?) et un formulaire à trou pré-rempli !

vol

La morale de cette histoire ? Avec du recul, on ne peut que s’en vouloir à nous même. Je n’aurais pas du laisser mon matériel trop peu à l’abri dans ce petit camping. Et finalement ce n’est pas grave, c’est que du matériel… Ça ne nous décourage absolument pas de repartir et notamment au Kenya que l’on souhaite redécouvrir ! C’est une mésaventure…

Et vous, des galères en voyages ça vous parle ?

 

Où est-ce ?